Du nouveau dans la boutique !

Depuis plusieurs mois, nous travaillons avec l’Atelier Mandovaste, un regroupement de 7 femmes rom de Montreuil, qui pour mieux s’en sortir ont réussi à investir dans du matériel de couture.

Accompagnées par le Collectif Cochenko, qui les a formées à différentes techniques simples de confection, les femmes sont désormais prêtes à répondre à différentes commandes. Facteur Céleste a décidé de collaborer avec l’Atelier Mandovaste, sur une série d’objets noirs, brodés à Montreuil.

photo de femmes rom auto entrepreneuses collectif cochenko

Portraits 2 mandovaste cochenko
© Heger Barkati

 

Les pièces réalisées sont uniques et touchantes de créativité. Les corbeilles et pochettes sont confectionnées au crochet au Burkina Faso, dans le cadre de notre projet Recycsacplastic. Elles sont ensuite apportées à l’Atelier Mandovaste qui les brode, avec des sacs plastique récupérés à la fin des marchés.

Produits mandovaste - recyclage

Retrouvez les pochettes  et les corbeilles de rangement sur notre boutique en ligne : www.facteurceleste.fr

Place aux burkinabè !

Grosse pensée à Pom Moulier, géniale coordinatrice de notre projet à Ouaga depuis mars 2015.
 
Avec elle, nous avons beaucoup appris, beaucoup progressé sur notre fonctionnement avec les femmes, et les femmes ont pris confiance, grâce à son travail quotidien de fourmi rigoureuse. Grâce à Pom, on s’essaie aujourd’hui à l’autonomie complète du groupe d’ici fin 2016, on en revient à une équipe 100% burkinabè, avec un pouvoir renforcé des femmes sur leur travail, sur leur organisation, sur la place qu’elles souhaitent donner à leur santé, à leurs enfants.
 
C’est son dernier jour aujourd’hui. Dernier officiel, mais le lien est immuable ! Le lien avec nous, mais surtout avec ces femmes qui ont pu révéler leur force, leur courage sans limite, et dont la route va continuer.
Pom et les femmes

Enfants du monde, envoyez vos messages aux Chefs d’Etat !

Cette action invite les enfants à adresser des messages personnels aux 195 dirigeants qui ont la lourde responsabilité de préparer le monde de demain pendant la COP21 de Paris, afin que soit présente la voix de la génération future, première concernée par les accords.

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Les jeunes de 6 à 21 ans sont invités à écrire dans toutes les langues, partout sur terre.

COP21Un double objectif

Sensibiliser les très jeunes citoyens de façon positive aux enjeux climatiques

COP21 écriture

L’action met l’accent sur leur capacité à prendre la parole pour s’adresser à des décideurs, sur une question qui concerne leurs conditions de vie sur Terre à long terme. La dimension internationale du projet développe une conscience de l’espace planétaire partagé par tous, et la diversité des problématiques locales.

Toucher les décideurs
Il s’agit de leur rappeler les enjeux essentiels à travers des paroles d’enfants qui placent en eux leur confiance, de les inviter à se projeter au-­delà du court terme

COP21 hollande

Un énorme bravo à Delphine Grinberg, scientifique engagée et auteure d’ouvrages remarquables sur l’écologie et le développement durable à destination des enfants, qui coordonne à titre bénévole cette initiative citoyenne, en dehors de son activité à la Direction des expositions de la Cité des Sciences.

    Merci aux partenaires !

    La bibliothèque enfants de la Cité a activement participé à son lancement.

    Acteurs éducatifs :
    Solidarité laïque, Printemps de l’éducation, Cafézoïde, Living, school, Académie de Créteil, Francas, Ecole nomade
    Kveneleken, Ecole de Kharyyalakh, Ecole d’Oleniok République de Sakha ou Yakoutie, lycée français à Meknès
    au Maroc, Association Remue Méninges à Bègles, Forum des enfants…

    Evénements liés à la COP21:
    Paris sans voiture, La Voie est Libre à Montreuil, Alternatiba

    Plasticiennes engagés pour le climat :
    Les Filles du Facteur, Paris Label, Isabelle Teste, Faites une fleur au climat

    Livres :
    bibliothèque de la Cité des sciences, Festival du livre et de la presse d’écologie FELIPE Et des Alliances françaises en Russie, Openteam.co, une communauté touareg au Niger, contacts en Côte d’Ivoire, en Suède, aux Etats-Unis…

    COP21 paquet chef d etatPlus d’infos et contacts sur le site:
    messagesenfantscop21.strikingly.com

Vive la rentrée !

C’est la rentrée des classes ! Une journée pleine de promesses pour tous ces enfants qui ont la chance d’avoir un DROIT à l’école, de pouvoir s’inscrire près de chez eux pour étudier, et apprendre, sans que cela coûte cher, sans être trois sur une même chaise, sans que leurs parents doivent choisir entre l’école ou manger pendant deux mois.

Les Filles du Facteur n’est pas une association de parrainage. Cependant, nous travaillons chaque jour avec des femmes qui n’ont pas eu la chance d’apprendre à lire et à écrire, et dont les possibilités d’améliorer leur vie sont très limités.

La scolarisation de toutes et tous est une porte d’entrée dans un monde de compréhension, de développement intelligent et durable, de paix.

Venez découvrir nos actions pour la scolarisation de jeunes au Burkina Faso.

Parainer un élève

“Bonjour, je m’appelle Maguy, et toi?”

“Elles ont entre 20 et 70 ans. Assises sur des nattes ou des chaises, une trentaine de femmes ont les yeux fixés sur leur ouvrage de crochet. Je salue chacune, les sourires, l’accueil sont chaleureux.

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Je me présente. « Je m’appelle Maguy, je suis là pour vous, pour apprendre le français à celles qui le souhaitent. » Dans l’après-midi, Nabou, la chef d’atelier m’informe que toutes sont intéressées. Après une discussion collective, elles me proposent de constituer trois groupes. Je comprends vite que toutes les décisions sont prises ensemble.

“Ensemble” : c’est un mot que j’entendrai souvent. Ensemble, c’est leur solidarité, la prise en main de leur vie, leur travail. Ensemble, nous partagerons des rires, parfois de la tristesse d’apprendre le décès d’un membre de la famille, des repas collectifs à présent que le ramadan est terminé, des chants… Et toujours ces sourires et leur implication dans l’apprentissage du français. Le matin, à peine arrivée dans la cour, les cahiers sortent des sacs.

Femme qui écrit

L’une pour du graphisme, l’autre pour un exercice. Et par le jeu et le chant, nous apprenons en petit groupe à nous présenter, à nous saluer, à dire les mots du corps et à décrire les étapes de leur travail de crochet (récupérer un sac plastique, le laver, le couper en bandes et crocheter) jusqu’à l’objet ; un très bel objet (corbeille, bol, set de table, boîte, etc.) dont elles sont fières.

Tapis multi
Je dois les quitter au terme d’un mois et toutes (ou presque) savent écrire leur prénom, leur nom et signer. Elles s’appellent Nabou, Henriette, Adissa, Adama, Alizéta, Sanata, Kadidjiatou, Assétou…”

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Merci à Maguy pour ce mois de cours, d’échanges et d’apprentissages mis en place avec les femmes crocheuteuses de SWOP  ! Un grand merci également pour cet article, et à Pom Moulier, notre volontaire, pour ces très belles photos.

Les Filles du Facteur enquêtent sur les sacs biodégradables

La récente Loi sur la Transition énergétique, votée en juillet 2015, va imposer de grands changements en France, notamment sur l’usage du sac plastique. Les Filles du Facteur sont directement impactées par ces mesures, via leur projet de recyclage des sacs en plastique. L’occasion de faire le point sur ce déchet emblématique.

L’impact du sac plastique sur les écosystèmes

Les sacs plastiques sont un réel danger, surtout lorsqu’ils se retrouvent dans la nature. Un sac plastique est fabriqué  en 1 seconde, pour être utilisé environ 20 minutes. Il faut ensuite environ 400 ans pour que ce même sac se dégrade entièrement dans un milieu naturel. Probablement plus longtemps dans les fosses marines où la lumière ne parvient pas.

Les sacs plastique sont extrêmement nuisibles pour l’environnement, de par l’ les effet qu’ils ont sur la faune et la flore. Leur prolifération dans la nature est un fléau qui ravage les paysages, contamine les sols en profondeur et nuit à la santé humaine. Au Burkina Faso, les sacs plastique causeraient la mort de 30% du bétail en ayant ingéré des résidus et favoriseraient la transmission du paludisme (des poches d’eau se créent dans les sachets abandonnés, véritables nids pour les moustiques).

De plus, leur dégradation entraîne un dégagement de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, qui est un gaz à effet de serre.

Filles du Facteur - flyer recycler sacs plastique

Malgré les lois visant à limiter le nombre de sachets utilisés dans le monde, la consommation globale de sachets continue d’augmenter. Dans le monde, entre 4 000 et 5 000 milliards de sacs plastique étaient produits en 2002. Ce chiffre a explosé au cours de la dernière décennie. En 2013 en France, 17 milliards de sacs plastique (soit 80 000 tonnes) sont encore distribués chaque année dans les commerces de proximité et la vente en vrac de fruits et légumes.

Malgré la fin de la gratuité des sachets plastique dans les grandes surfaces, la consommation de sachets jetables reste considérable. Un citoyen européen utilise en moyenne 198 sacs par an. C’est un désastre écologique, sachant que les sachets ne font l’objet d’aucune collecte sélective et sont majoritairement incinérés en France.

Le recours à un sac “biodégradable”, la solution à ce fléau écologique?

Beaucoup d’industriels investissent dans des alternatives au sac plastique pour répondre aux besoins d’emballage tout en tachant de respecter l’environnement: sac en papier, en tissu, ou biodégradable.

Si le sac en papier semble s’imposer, des freins existent à son utilisation : considéré comme fragile, il est difficilement réutilisable et sa fabrication nécessite énormément d’eau claire, ce qui limite grandement son intérêt écologique.

Le sac en tissu ou en plastique réutilisable semble la meilleure solution, mais les pratiques ont la vie dure : les populations se sont habituées au “tout jetable” et peinent à revenir à l’usage d’un cabas.

Le sac biodégradable est une solution qui limite le changement des usages et n’implique pas de communication, ni d’éducation particulière : les populations pourraient continuer de consommer des sacs et les jeter après utilisation.

“Biodégradable” : un terme qui recouvre plusieurs réalités

Le plastique biodégradable est un plastique qui peut être détruit par des microorganismes (bactéries ou champignons) dans l’eau, au contact de l’air.

Il est important de souligner que le plastique biodégradable n’est pas forcément produit à partir de biomatériaux (comme les plantes). Plusieurs types de plastique biodégradables sont fabriqués à partir de pétrole, tout comme le plastique ordinaire.

D’un côté, se retrouvent les sachets  fabriqués à partir d’amidon de maïs ou de pomme de terre. De l’autre, des sachets faits de plastique additionné d’un agent de décomposition rapide, appelés “oxo-dégradables”.

1/ les sacs de source végétale, le “vrai biodégradable”

Ce sac biosourcé est fabriqué, à partir d’amidon de maïs ou de pomme de terre, mais comprend une partie de polyester d’origine fossile. Il se dégrade, en quelques mois et peut se composter. Pour répondre aux normes européennes, les fabricants de ce genre de sacs doivent remplacer peu à peu, la quantité de polyester au profit d’amidon de maïs.

Ce sachet biodégradable semble être une bonne solution, bien que son utilisation vise à ce que les consommateurs conservent les mêmes usages, c’est à dire ne s’habituent pas à réutiliser, puisque la matière se dégrade, ils peuvent continuer de jeter une fois utilisé.

Cependant, ces sacs ne sont bien souvent compostables que dans des conditions très précises, de température, de lumière et d’humidité, ce qui implique qu’il ne peut se dégrader que dans un compostage industriel. Si c’est le cas, cela implique d’adapter l’ensemble de ses infrastructure de collecte et de gestion des déchets, comme l’a fait la ville de Milan qui récupère les déchets organiques dans ces sacs en amidon, pour en faire du compost de qualité, revendu aux agriculteurs.

Par ailleurs, ce sac biodégradable serait lui-même source de pollution si son usage se généralise : saurait-on éviter de produire du maïs OGM, d’utiliser massivement des pesticides ou des engrais pour le produire? Sans compter la quantité d’eau utilisée et l’occupation de terres destinés à cette production.

Mais le coût plus élevé de ces sacs implique aussi que ce soit la demande qui déterminera l’avenir des sacs biodégradables.

2/ les sacs oxo dégradables

Les sacs oxo dégradables se décomposent au contact de l’air et de la lumière. Contrairement aux sacs d’origine végétale qui “fondent”, ils se décomposent en petites particules de plastique. C’est ici que les avis divergent : si les producteurs affirment que les particules sont ensuite entièrement absorbées dans les écosystèmes, des chercheurs indépendants alertent les pouvoirs publics en affirmant que le plastique ne disparait en fait pas du tout.

poussière d'oxo dérgadable

Selon Bruno De Wilde, chercheur du laboratoire indépendant Organic Waste Systems : “Il y a encore des microplastiques dans le milieu. Si le plastique est fragmenté, on peut se demander quel est le mieux pour le milieu : des plastiques en grandes pièces ou une sorte de poudre de plastique qu’on ne peut plus ramasser ? Personnellement, je pense que c’est pire pour l’environnement”.

Les débats font rage, entre ceux qui réclament des études scientifiques rigoureuses et transparentes, et les industriels qui affirment que les particules chimiques qui pourraient subsister ne sont pas dangereuses.

Peu d’études indépendantes et solides ont été faites, et les réponses des fabricants ne sont pas toujours claires.

Cependant, le doute sur le plastique oxo dégradable a incité le gouvernement français à les interdire sur le marché. Dans la Loi sur la Transition Energétique votée mercredi 22 juillet 2015, tous les sachets plastique à usage unique seront bannis à partir de janvier 2016, sauf ceux composés d’amidon de pomme de terre ou de maïs.

Bonne nouvelle pour la France donc. Mais notre inquiétude porte désormais sur l’Afrique, continent pris d’assaut par ces industriels du plastique. Ainsi, le sac oxo se retrouve d’ores et déjà sur les marchés de Ouagadougou…

sacs oxo dégradables Afrique Ouagadougou

Merci à Caroline Maumus pour ses recherches documentaires et le premier jet de cet article.

Osez le féminisme avec Les Filles du Facteur !

Le 26 août 2015 sera célébré le 45ème anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes. A cette occasion Osez le féminisme ! lance une action de promotion de la visibilité des femmes dans l’espace public.

Rééquilibrer les genres dans l’espace public

Face au constat que seules 2,6% des rues de Paris portent des noms féminins, Osez le féminisme ! se réapproprie l’espace public avec l’aide des Filles du Facteur et à partir du concept de la Street Artist BauBô.

Pour rendre plus visibles les femmes remarquables d’aujourd’hui, elle utilise une méthode toute en couleurs et poésie : tagger les noms des femmes dans nos rues, en utilisant le crochet.

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Chacun est invité à contribuer

Sortez vos crochets et confectionnez de petits carrés granny, qui, mis bout à bout, reformeront les noms de ces femmes encore méconnues du grand public.

Les consignes

  • Matériau : sac plastique récupéré
  • Technique : crochet
  • Format : carrés de 5 x 5 cm
  • Couleur unie : bleu, vert, jaune, rose, rouge, noir ou blanc

Faites-nous parvenir votre carré avant le 15 août 2015

-) par La Poste à Filles du Facteur – 2 place de la fraternité, 93100 Montreuil

Les Filles du Facteur, le choix du recyclage

L’association s’est spécialisée dans le crochet au sac plastique.

Dans le cadre de son projet principal, cette activité permet le recyclage de centaines de kilos de cette matière toxique pour l’environnement, tout en apportant des revenus à des femmes en difficulté, en Afrique, mais aussi en Ile-de-France.

C’est donc tout naturellement que Les Filles du Facteur soutiennent et participent activement à cette campagne pour les femmes, et s’arment de leurs crochets.

Set grani bleu

Loi sur la transition énergétique : le changement imposé au consommateur

La loi sur la Transition énergétique a été votée mercredi 22 juillet 2015. Les sachets plastique à usage unique seront donc bannis à partir de janvier 2016. Aucune tolérance n’est à prévoir à partir de janvier 2017. Une loi qui impactera sans aucun doute le projet d’insertion par le recyclage mis en place par l’association.

sachet rose

BONNE NOUVELLE POUR L’ENVIRONNEMENT !

Un sac plastique est utilisé en moyenne 20 minutes et met entre 200 et 400 ans à se dégrader. La France en produit encore près de 4 millions de tonnes par an, soit 17 milliards de sacs.

Derrière ces chiffres se cache le comportement des consommateurs qui ont l’habitude du “tout jetable”, de “l’usage unique”. Avec cette loi, c’est ce type de comportement qui est questionné et remis en cause, dans un monde où les ressources naturelles s’amenuisent et où l’impact des déchets sur la qualité de vie des populations est de mieux en mieux mesuré. Il ne faut pas oublier que le sac plastique est composé de polyéthylène, un dérivé du pétrole, dont les conditions d’exploitation et la disponibilité soulèvent de nombreuses problématiques.

Le sac plastique est aussi un déchet que nous ne savons pas recycler à échelle industrielle : s’il est traité, il est soit incinéré ou enfoui, quand il n’est pas simplement jeté dans la nature. Le sac plastique est devenu au fil des ans un déchet emblématique d’une consommation de l’instant, et d’une pollution durable qui modifie profondément les écosystèmes.

LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE CONTINUE, ET NOTRE PROJET DE RECYCLAGE AUSSI

En donnant une seconde vie aux sacs plastique, le projet des Filles du Facteur permet de protéger l’environnement

Entre janvier 2014 et juin 2015, l’association a recyclé plus de 250 000 sachets, dont 1/3 sont collectés auprès des Français. La loi sur la Transition énergétique va donc modifier la disponibilité de cette matière première. Cependant, la quantité de matière plastique présente dans nos écosystèmes reste considérable. Et les résistances importantes du côté des industriels comme des consommateurs.

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L’association continue donc à collecter les sachets consommés en France, auprès des particuliers. Par ailleurs, les grands sacs utilisés pour le transport de marchandises ne sont pas concernés par cette loi. Les Filles du Facteur s’y attaqueront désormais !

Consulter le texte de loi

Le Fashion Revolution Day en France

Ce vendredi 24 avril, avait lieu le Fashion Revolution Day dans le monde entier. Cette date a été choisie en hommage aux victimes du Rana Plaza, cet immeuble de confection qui s’est écroulé au Bangladesh en 2013.  1 133 ouvriers et ouvrières de tous âges qui travaillaient dans des conditions inhumaines à confectionner des vêtements de notre quotidien, pour 38 dollars par mois de salaire minimum, y ont trouvé la mort. Plus de 2 500 ont été blessés.

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« Dhaka Savar Building Collapse » par rijans – sous licence CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons

Le Fashion Revolution Day a été créé en Angleterre à l’initiative de la créatrice de mode engagée Carry Somers, pour sensibiliser les consommateurs que nous sommes aux conséquences d’une mode éphémère et pas chère, une mode où les pièces achetées sont quasiment bonnes à être jetées (au mieux données) quelques mois après avoir été achetées car abimées (matières de mauvaise qualité), ou simplement dépassées (la publicité a des effets accélérateurs sur la consommation).

Produire un vêtement implique des processus complexes dans de nombreux pays, depuis le choix de la matière première au transport dans le pays de vente, en passant notamment par les teintures, la couture de la pièce : à chaque étape et dans la majeure partie des cas, nombreuses sont les atteintes portées aux personnes et à l’environnement.

En 2015, le Fashion Revolution Day s’est mobilisé à travers les hashtags #jeveuxsavoir et #WhoMadeMyClothes. L’idée est d’amener les gens à se poser la question de la provenance de leur garde-robe et des conditions dans lesquelles elle a été confectionnée.

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Dans ce cadre, la branche française du collectif a organisé une grande journée de mobilisation à L’Archipel, (18e, Paris) autour d’acteurs de la mode éthique.

L’après-midi a été l’occasion d’ateliers DIY (Do It Yourself – Fabrique par toi même) en présence des Filles du Facteur qui ont appris à une quinzaine de personnes à crocheter leurs sacs plastique, mais ausssi de Woolkiss, de l’association Les Chaussettes Orphelines et de Repair Café.

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Les Filles du Facteur passent à l’étape supérieure

Saviez-vous que depuis mai 2014, les Filles du Facteur ont une coordinatrice à Ouagadougou,qui est chaque jour être auprès des femmes pour les épauler : elle organise avec elles leur travail, mais leur apprend aussi à utiliser un ordinateur, à écrire, à s’affirmer pour qu’elles puissent demain gérer seules leur activité de recyclage.

Lorelei, notre première volontaire, avait vu son poste financé par la Fondation Kering. Aujourd’hui est arrivée l’heure de la relève : Pom reprend la main. Cette présence est pour l’instant essentielle pour les femmes : l’objectif que d’ici fin 2016, elles puissent se débrouiller seules.

2015.03 Pom et Clarisse

Mais en attendant, nous avons besoin de votre soutien. En donnant 5 ou 10€, ou simplement en partageant ce lien avec vos proches, vous nous permettez de poursuivre nos actions.

MERCI A VOUS !

je donne

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