les ateliers d’une oeuvre à plusieurs mains

bouquet de blettes et de crochets

La fondation Raja nous a commandé une œuvre qui sera composée des morceaux d’art d’une multitude de crocheteurs et crocheteuses, aussi bien amateurs, qu’expérimentés, donnant leur ouvrage ou bien rémunérées comme le seront les bénéficiaires du projet – femmes roms de Montreuil et femmes burkinabè.

petts pièces au jardin

Plusieurs séances sont prévues pour nous retrouver, lors de nos ateliers hebdomadaires une fois par semaine ou pour des évènements exceptionnels comme le Troc Vert de Montreuil, ET pour l’occasion tous les vendredis, le matin à SFM Montreuil et l’après midi au Jardin sur le Toit à Paris 20ième, jusqu’au 11 juin.

Apportez-nous vos créations, lors de nos atelier ! Toutes les dates ici.

Ou envoyez-nous votre morceau d’art avant le 10 juin :

  • Filles du Facteur – Delphine Kohler
  • 2 place de la Fraternité
  • 93100 Montreuil

 Venez postez des photos de vos créations  !

Schéma-fd-bl

les femmes du monde fêtent le 8 mars avec la fondation Raja

La Fondation Raja qui nous a soutenues en 2015, a commandé des centaines de bols en Recycsacplastic, une belle commande pour les femmes burkinabè. Ils ont été offerts aux employées des succursales de la marque engagée, dans un sachet en papier journal recyclé bien sûr.

Raja bolsCe jour-là ce fut la fête dans beaucoup de pays autour de notre projet. repas du 8 mars à OuagaLes femmes du Burkina, qui sont à l’origine de la commande des bols, ont préparé un magnifique repas et ont dansé.

Osez le féminisme avec Les Filles du Facteur !

Le 26 août 2015 sera célébré le 45ème anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes. A cette occasion Osez le féminisme ! lance une action de promotion de la visibilité des femmes dans l’espace public.

Rééquilibrer les genres dans l’espace public

Face au constat que seules 2,6% des rues de Paris portent des noms féminins, Osez le féminisme ! se réapproprie l’espace public avec l’aide des Filles du Facteur et à partir du concept de la Street Artist BauBô.

Pour rendre plus visibles les femmes remarquables d’aujourd’hui, elle utilise une méthode toute en couleurs et poésie : tagger les noms des femmes dans nos rues, en utilisant le crochet.

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Chacun est invité à contribuer

Sortez vos crochets et confectionnez de petits carrés granny, qui, mis bout à bout, reformeront les noms de ces femmes encore méconnues du grand public.

Les consignes

  • Matériau : sac plastique récupéré
  • Technique : crochet
  • Format : carrés de 5 x 5 cm
  • Couleur unie : bleu, vert, jaune, rose, rouge, noir ou blanc

Faites-nous parvenir votre carré avant le 15 août 2015

-) par La Poste à Filles du Facteur – 2 place de la fraternité, 93100 Montreuil

Les Filles du Facteur, le choix du recyclage

L’association s’est spécialisée dans le crochet au sac plastique.

Dans le cadre de son projet principal, cette activité permet le recyclage de centaines de kilos de cette matière toxique pour l’environnement, tout en apportant des revenus à des femmes en difficulté, en Afrique, mais aussi en Ile-de-France.

C’est donc tout naturellement que Les Filles du Facteur soutiennent et participent activement à cette campagne pour les femmes, et s’arment de leurs crochets.

Set grani bleu

« On est ensemble, de Ouagadougou à Montreuil, des Filles du Facteur à Swop »

Sollicitée par l’équipe française de l’association Les Filles du Facteur, Pom Moulier, Coordinatrice au Burkina Faso depuis mars 2015 revient sur ses premiers mois auprès des femmes crocheteuses de Ouagadougou.

Après avoir été bénévole au siège de l’association burkinabè en 2014, Pom a souhaité s’investir plus longuement pour l’autonomie de ces femmes. En reconversion professionnelle, c’était un vrai défi pour elle. Elle le relève haut la main !

Pom et les femmesVoici son témoignage, leur témoignage, car les femmes crocheteuses ont ajouté leur voix à celle de Pom.

L’accueil si chaleureux des femmes de Swop fait oublier les 45 degrés de ces derniers jours de saison sèche. Et oui, la chaleur se trouve partout ici, il faut savoir l’apprivoiser !

Cette mission « d’autonomisation des femmes » restait bien vague pour moi, tant que je n’étais pas encore partie. Ce concept pouvait se tourner dans tous les sens. Mais mon arrivée au pays des femmes intègres (Burkina Faso signifie en langues locales “le pays des hommes intègres”) a rendu les choses tout de suite plus évidentes.

Ces femmes, aussi différentes les unes que les autres, se rencontrent et se découvrent encore chaque jour, à travers ce travail, cette activité qui :

  • « a changé leur vie » (pour Rasmata),
  • « a créé un lien avec les autres » (pour Assétou),
  • « leur permet de nourrir leurs enfants » (pour Clarisse),
  • « permet à leurs enfants d’aller à l’école » (pour Mariam),
  • « d’avoir une occupation » (pour Bibata),
  • « de savoir pourquoi elles se lèvent le matin » (pour Ami),
  • « d’avoir un moyen de transport qui permet de ne pas rester chez soi » (pour Nabou),
  • « de gagner de l’argent pour ne pas devoir en demander aux autres » (pour toutes).

L’envie, la détermination, le désir de bien faire, le respect de l’autre, la solidarité entre elles et leur complicité créent une force incroyable qui donne doublement envie de les accompagner vers cette indépendance, qu’elles ont déjà en partie acquise.

« Plus rien ne sera comme avant » a dit Kafando après l’insurrection au Burkina Faso en octobre 2014 … Si cette déclaration concerne la politique burkinabè, c’est à coup sûr ce que déclarent les femmes du projet des Filles du Facteur.

Avec les mots de chacune, nous avons créé une phrase, ensemble, de leur ressenti aujourd’hui :

« Le travail du crochet nous apporte de l’argent, pour que nous restions ensemble et que nous soyons contentes tous les jours. Ce projet, c’est la joie de travailler ensemble, et sans oublier la santé. »

Les femmes de SWOP ont rejoint le projet de recyclage des sachets plastique, porté par l’association Les Filles du Facteur, en 2012. Depuis fin 2013, le travail est continu et permet aux femmes de se sentir plus confiantes dans l’avenir.

Grâce à la présence d’une coordinatrice sur place depuis mai 2014, les femmes gagnent en compétences. Si elles ont vite été formées au design et à la création de par leur activité, c’est aujourd’hui à la gestion et à l’informatique qu’elles s’attèlent, le vrai vecteur de leur autonomie durable.

2015.01 Bibata

Les projets poussent au printemps

Notre équipe se consolide. Pom accompagne les femmes au Burkina pendant qu’en France Léa nous a rejoint.
Les bénévoles contribuent au succès des ateliers de crochet, les débutantes font des merveilles, et le patchwork participatif prend son rythme de croisière.

Armelle et la trousse

Armelle est venue nous montrer son oeuvre, une trousse commencée il y a quelques semaines à la REcyclerie, où elle était venue apprendre le crochet. bouquet de sacplasticAu café La Commune  là où est en train de s’implanter le patchwork participatif un samedi par mois, Jeanne, vraie crocheteuse aguerrie, a apporté sa récolte : un bouquet de sachets de belles couleurs choisies.

Barbara et le bidon d'Orange

Au même moment , un bidon bleu s’installe chez Orange à Ivry grâce à l’intervention de Barbara, bénévole et crocheteuse.

Un bel été se prépare !

 

 

Des femmes qui savent

C’est notre déchet le plus emblématique. Il passe par nos mains plusieurs fois par jour, c’est un objet facile, utile mais volatile et dangereux. Au delà de sa seconde vie en tant que sac poubelle, on ne le tri pas.  Quand il ne finit pas incinéré, il est jeté, le vent l’emporte, il va souiller les mers, empoisonner la terre et les animaux.
Le recycler en objets durables, comme le font les femmes au Burkina Faso est une solution, mais çà ne résout pas le problème, qui est dans la sensibilisation et l’éducation.

Abzeta crochèteA présent les femmes crocheteuses croulent sous les commandes. Elles travaillent vite, presque les yeux fermés. Elles savent que le sachet est toxique, même si elles n’ont pas eu la chance d’aller à l’école.

Le moment est arrivé, tant attendu par toutes, d’APPRENDRE. Le tableau est là, les cahiers et les crayons. Le premier objectif est d’apprendre à écrire son nom. Cette année, à l’AG, on n’a pas vu une seule croix dans le cahier de présence, car elles ont toutes signé.Abzeta

Ils hébergent un bidon bleu

Aujourd’hui, à Paris, c’est le jour de relève dans les lieux qui hébergent un bidon bleu. C’est grâce à eux que nous collectons VOS sachets.bidon de la Petite Rockette

Chaque lieu est unique. Il y a les incontournables lieux de recyclage dont la célèbre Petite Rockette et d’autres très officiels comme le Ministère de l’Intérieur. Dans le plus récent, Ma Ressourcerie, on peut voir en vente dans la vitrine les tapis et les corbeilles de Mandra, femme rom et auto-entrepreneuse de Montreuil. 
vitrine Ma ressourcerie

Marché des Biffins à Montreuil

L’ASSO AMELIOR qui défend le “droit à la biffe”, le droit de vendre à la sauvette, comme on dit de cette économie de petite fortune pratiquée par les populations les plus pauvres qui vivent de ce qu’on jette dans nos poubelles, a réussi à obtenir de la mairie le droit d’installer le marché des Biffins une fois par mois sous la halle de la Croix de Chavaux.

A Noël, ce fut une occasion pour plein de gens de faire des cadeaux pour pas chers, dont les objets en recycsacplastic fabriqués par des femmes roms de Montreuil.

Puis, d’afficher toutes les formes de la solidarité, tout juste ébranlés par les événements douloureux du mois de janvier.

Marché des Biffins 3

Marché des Biffins

Les recycleuses à Ouagadougou

Les centres de recyclage à Ouagadougou sont l’apanage des femmes. Nous leur rendons visite pour commander des sachets bleus, la nouvelle couleur de notre collection.

Sac bleu Poubelle ouaga décharge

 

Des femmes âgées survivent en les ramassant. Les longs tubes de plastique noirs ou blancs qu’elles récupèrent servent à emballer les motos neuves d’importation. Les sacs bleus viennent des grandes surfaces qui se développent de plus en plus pour la classe montante des riches burkinabés et des “expats”.

recycleuses à ouagadougou 2

 

 

Naissance de l’association SWOP

Naissance de l’association SWOP (Sachets Woogdba Ouagadougou Paagba = les femmes qui crochètent les sachets à Ouagadougou)

En juin 2012 les Filles du Facteur recevaient la bourse “Entrepreneurs Sociaux” de la Fondation PPR pour la Dignité et les Droits des Femmes, rebaptisée Kering en 2013. Cette récompense s’accompagnant du parrainage d’un collaborateur, voici le film documentaire de la formation que notre marraine Karine St Martin a apporté aux femmes lors de son séjour à Ouagadougou.