Des femmes qui savent

C’est notre déchet le plus emblématique. Il passe par nos mains plusieurs fois par jour, c’est un objet facile, utile mais volatile et dangereux. Au delà de sa seconde vie en tant que sac poubelle, on ne le tri pas.  Quand il ne finit pas incinéré, il est jeté, le vent l’emporte, il va souiller les mers, empoisonner la terre et les animaux.
Le recycler en objets durables, comme le font les femmes au Burkina Faso est une solution, mais çà ne résout pas le problème, qui est dans la sensibilisation et l’éducation.

Abzeta crochèteA présent les femmes crocheteuses croulent sous les commandes. Elles travaillent vite, presque les yeux fermés. Elles savent que le sachet est toxique, même si elles n’ont pas eu la chance d’aller à l’école.

Le moment est arrivé, tant attendu par toutes, d’APPRENDRE. Le tableau est là, les cahiers et les crayons. Le premier objectif est d’apprendre à écrire son nom. Cette année, à l’AG, on n’a pas vu une seule croix dans le cahier de présence, car elles ont toutes signé.Abzeta